To drink or not to drink ?

Internet est sans pitié avec les stars qui se laissent aller : après les photos d’un Jonathan Rhys-Meyer ivre mort dans la rue, hier a vu se déverser des photos de George Michael, Monsieur Super Brushing 1984, boursouflé, méconnaissable, en réhab (il était plus beau quand il n’y était pas, en réhab, je dis ça, je dis rien).

Au-delà de cette problématique essentielle (on ne peut plus picoler tranquille ailleurs que chez soi), se pose le questionnement de la quantité absorbée :  à partir de quand apparaît ce faciès bouffi qui ne nous appartient pas ?

Le propos n’est pas, ici, de parler des problèmes internes générés par les abus de boissons : quand la cirrhose survient, ça fait bien longtemps qu’on ne ressemble plus à rien. Le propos est de savoir combien de verres de rosé on peut boire à l’apéro, même quand on ne conduit pas, et rester ce splendide être humain que vous voyez dans votre miroir.

Car les têtes de George et de Jonathan sont certainement bien plus dissuasives que la menace d’une quelconque maladie du foie ou même d’un retrait de permis.

Du coup, je constate avec effroi qu’avec le festival des Déferlantes et trois-quatre anniversaires qui se promènent en ce début du mois de juillet, pas moins de dix photos me voient en train de trinquer allègrement sur les réseaux sociaux où je promène l’air hilare (et encore frais) un verre de rosé plein.

Etant entendu que ces photos sont toujours faites en début de soirée, ou de déjeuner, à combien verres en suis-je de la catastrophe d’empâtement de ma face ??? Un goître imminent me guette-t-il au fond de la bouteille ?

Mon ami Google, via le Dr Philippe B., me signale que : pour un homme, c’est à partir de 21 verres par semaine, soit 3 verres par jour, et pour une femme, 14 verres, soit 2 par jour. Il n’est pas bien entendu question ici de débattre encore une fois de l’égalité homme/femme, qui est partie en RTT depuis un moment déjà, et n’a toujours pas confirmé son retour. Non, il est question ici de prendre l’appli calculette de son smartphone et de faire un travail de mémoire de titan.

A savoir que, dans une semaine de vacances standard, j’ai fait : un dîner entre amis le mardi soir, soit 3 verres de rosé + un rhum maison ; le jeudi : apéro + dîner = 3 verres de rosé ; le vendredi : un rosé le midi et 2 le soir ; le samedi, festival de musique, 3 godets de rosé ; le dimanche, déjeuner en club de plage, une sangria blanche + 2 verres de rosé. Total de la semaine : 16 verres. Bilan : à moins de me faire passer pour une transgenre comme Caitlin, je suis sur la route (toute la sainte journée) d’un alcoolisme caractérisé, et avec mon nom à consonances polonaises ça la fout bien, je vais finir noyée dans une piscine de vo-vo (moitié vodka, moitié vomi).

Mais.

On sait qui c’est, ce Dr-Google-B.? Il se prétend addictologue, qui a vu ses diplômes ? Et ces chiffres, là, 14 et 21, sortis de nulle part (la dernière grille de loto de ma tante ? un jeu de dés asiate ?) seraient mes référents-boissons ? T’as craqué ou quoi ?

Néanmoins, le Georgegate te regarde, tapi dans l’ombre avec son double menton. Tu dois donc trouver une solution. Tu dois diluer les chiffres. J’ai donc décidé de faire une garde alternée avec ma bouteille de rosé. Une semaine avec, une semaine sans, je fais tomber les chiffres de 50% comme qui rigole. Un rapide calcul me confirme que cette solution me permet même de monter à 28 verres sur une semaine, soit 4 verres par jour, sans être qualifiée d’alcoolique.

Car c’est sûr, il s’est mis bien plus que 4 verres par jour dans le gosier, le père George.

L’alcool ne conserve que les fruits, mais moi, je suis soulagée : demain, je commence ma garde de rosé alternée, semaine sobre. La couperose ne m’aura pas, je n’aurai pas une face de quiche toute bouffie. Et j’imprime en A4 la photo de George. Je la mets sur le frigo. Par prudence. On ne sait jamais. Je pourrais m’emmêler les pinceaux avec les semaines…

A très vite ami lecteur, pour débattre une fois encore de questions de fond.

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